DISCIPLES DE SA.VONAROLE.
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avec moins de charme que lui les scènes de la viepatriarchale, en grandes ou en petites dimensions,comme le prouve sa charmante miniature de lagalerie des Uff’izj, représentant la victoire de Judith,et la miniature plus charmante encore, où il a peintla reine Esther paraissant devant Assuérus (i).
On voit par les monuments d’architecture dontBotticelli a orné la plus belle de ses fresques dans Jachapelle Sixtiue, que les débris de la grandeurromaine avaient produit leur effet sur son imagi-nation : effet qui dut être plutôt renforcé qu’affaiblipar sa passion pour Dante, à laquelle il se livra plusque jamais après son retour de Rome. Ce fut alors,si l’on en croit Vasari, qu’il exécuta les dessins pourles illustrations de la Divine Comédie ( 2 ) ; et on levit faire marcher de front les études en apparence lesplus disparates, le christianisme et le paganisme, lapoésie ancienne et la poésie moderne, mais encédant à l’attrait qu’avait pour lui le côté symbo-lique de l’une et de l’autre. Ce fut à ce titre que lestriomphes de Pétrarque devinrent pour Botticelli lamatière de quatre compositions non moins admi-rables pour la richesse de l’invention que pour lecharme du coloris; malheureusement elles ont
(1) Ce petit chef-d’œuvre, parfaitement conservé, se trouve dansle palais Torrigiani, à Florence.
(2) Outre les dessins fournis au graveur Baldini pour l'édition deLandini, Botticelli orna de dessins à la plume un beau manuscrit dela Divine Comédie, qui se trouve dans la collection du duc d’Hamil-ton, en Écosse. On peut en lire la description dans Waaqert. Treasures°f art in England, vol. lit, p. 307.