Jes écrits qui restent de lui, la qualification d’ami.
Les relations sympathiques qui furent le fruit decette amitié n’influèrent pas moins que l’étude deDante sur le goût de Botticelli pour les composi-tions symboliques. C’était plus qu’il ne fallait pourcontrebalancer le court apprentissage fait sous FraFilippo Lippi, apprentissage qui, en se décompo-sant en deux parties très-distinctes, avait laissé in-tacte l’imagination naturellement pure de Botti-celli, tout en familiarisant son goût avec la grâcedes contours, avec le charme des paysages et avecd’autres qualités accessoires qu’il est impossiblede refuser au moine débauché qui fut son premiermaître.
Une autre influence dont l’empreinte est mani-feste dans un bon nombre de ses œuvres, fut cellede Mantegna, dont l’arrivée à Florence, en i/j66,doit coïncider à peu près avec l’époque oû Botticellisongeait à quitter l’atelier de son premier maître;car cette séparation se fit quand il avait à peine dé-passé sa vingtième année. La transition était brus-que; car autant les conceptions de Fra Filippo Lippiétaient superficielles, autant celles de Mantegnaétaient profondes; ce qui n’excluait pas en lui unecertaine grâce, quand il avait à tracer îles chœursd’anges, ou des génies flottants, ou des danses my-thologiques. Pour peu qu’on ait eu occasion decomparer les ouvrages des deux artistes, il est im-possible de n’ètre pas frappé de cette double res-semblance, sous le rapport du fond et sous le rap-