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l’art chrétien.
sur l’effet de laquelle sa qualité d’allié de la ré*publique lui donnait bien quelque droit de comp-ter. Mais, outre qu’elle arriva quand les cendresdu supplicié avaient été déjà jetées dans l’Arno, lesbourreaux étaient trop acharnés sur leur proie,pour la lâcher sur de simples remontrances quen’accompagnait aucune menace (i). Ils crurent quetout était fini avec cette cérémonie dérisoire; ils setrompèrent. Cette fois-ci, la Providence n’ajournapas le châtiment à la troisième ou quatrième géné-ration , mais elle le fit tomber sur les coupableseux-mêmes, en armant contre eux les deux pluspuissants monarques de la chrétienté. On sait com-ment ceux-ci remplirent leur terrible mission. Onsait où le roi de France, devenu maître du Milanais,envoya mourir Louis le Maure. On sait le pacteconclu, en 1 52g, entre lesMédicis et Charles-Quint,la lutte héroïque soutenue contre eux, la cruelleagonie qui précéda, et les maux plus cruels encorequi suivirent le dernier soupir de la liberté Floren-tine.
Ce n’était pas assez que l’innocence fut vengée;il fallait de plus qu’elle fut rehabilitée, et qu’elle lefût de manière à faire cesser le scandale auquelcette grande iniquité avait donné lieu. Le deuil detous les citoyens en qui brillait encore quelque no-blesse de cœur ou de caractère, était déjà une
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(t ) C< tte lettre a été publiée dans le Recueil des monuments inéditssur l’histoire de France, vol. I, p. 77t.