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2 (1861)
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lart chrétien.

sur leffet de laquelle sa qualité dallié de la*publique lui donnait bien quelque droit de comp-ter. Mais, outre quelle arriva quand les cendresdu supplicié avaient été déjà jetées dans lArno, lesbourreaux étaient trop acharnés sur leur proie,pour la lâcher sur de simples remontrances quenaccompagnait aucune menace (i). Ils crurent quetout était fini avec cette cérémonie dérisoire; ils setrompèrent. Cette fois-ci, la Providence najournapas le châtiment à la troisième ou quatrième géné-ration , mais elle le fit tomber sur les coupableseux-mêmes, en armant contre eux les deux pluspuissants monarques de la chrétienté. On sait com-ment ceux-ci remplirent leur terrible mission. Onsait le roi de France, devenu maître du Milanais,envoya mourir Louis le Maure. On sait le pacteconclu, en 1 52g, entre lesMédicis et Charles-Quint,la lutte héroïque soutenue contre eux, la cruelleagonie qui précéda, et les maux plus cruels encorequi suivirent le dernier soupir de la liberté Floren-tine.

Ce nétait pas assez que linnocence fut vengée;il fallait de plus quelle fut rehabilitée, et quelle lefût de manière à faire cesser le scandale auquelcette grande iniquité avait donné lieu. Le deuil detous les citoyens en qui brillait encore quelque no-blesse de cœur ou de caractère, était déjà une

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(t ) C< tte lettre a été publiée dans le Recueil des monuments inéditssur lhistoire de France, vol. I, p. 77t.