SAVONAROLE.
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répéter que c’était la seule qui fut appropriée à leursbesoins, et que Dieu, dans sa miséricorde, la leuravait envoyée comme un remède à leurs discordesciviles, ce qui, dans l’intention du prédicateur, nesignifiait en aucune manière que cette forme fût laplus désirable de toutes; car Savonarole ne fut ja-mais l’apologiste des institutions républicaines dansle sens que les publicistes modernes ont attaché àce mot, et quelques-uns d’entre eux se sont troppressés d’inscrire ce grand nom sur la liste de leursglorieux précurseurs. Pour lui, le gouvernementmonarchique était le meilleur de tous, et il le disaithardiment à ses auditeurs qui étaient tous citoyensd’une république (i). Dans son utopie favorite, oùil plaçait la réalisation de ses plus chères espérances,tous les honneurs étaient pour la royauté; et quandil y appliquait le passage de Zacharie où le prophètedemande à l’ange du Seigneur ce que signifient lesdeux oliviers qui sont à droite et à gauche du candè-
manche de l’Avent. — Dans celui du mardi après le III e dimanche deCarême, il dit ces belles paroles : Cittadini miei, quandà voi andatesùnei vos tri consiglj, se voi foste umili, iddio vi illuminaria ; se voinon foste ambitiosi e tanto superbi, voi avreste fatto ora mille coseohe. non avete fatte... Certes cet esprit d'humilité n'est pas celui durépublicanisme moderne Du reste, il est aisé devoir, par l’ensembledes idées politiques de Savonarole, qu’il aurait préféré la pire desrépubliques à certaines monarchies.
(1) Dove è un buon capo, è buon governo, e questo è V ottimo deigoverni... Il plaçait immédiatement après le sjouvernement aristocra-tique, comme celui de Venise... Sermon pour le II" dimanche del’Avent— Dans le sermon du III e dimanche, il revient encore sur lapréférence qu’il donne au gouvernement monarchique.