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2 (1861)
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lart chrétien.

pas eu laudace de dire aux pères de famille quuneéducation qui consistait à faire étudier aux enfantsquelques poésies profanes et à les envoyer ensuitedans une maison de banque pour y prendre des le-çons de change et dusure était aussi préjudiciableà leur âme quà leur intelligence (i)? Et navait-ilpas comblé la mesure en préconisant une constitu-tion politique qui ôtait aux grands capitalistes lé-norme influence quils avaient exercée jusqualorssur les affaires publiques?

Voilà le secret de la prédilection de Savonarolepour le gouvernement populaire, et de sa répu-gnance invincible pour ladministration des Vlédicis.En sa qualité dhomme intellectuel, et plus en-core en sa qualité dhomme de Dieu, il avait prisen horreur le gouvernement des banquiers, et li-dée déplacer lemblème dune magistrature souve-raine dans des mains que pouvaient avoir souilléesdes gains illicites était pour lui le renversement detous les principes sociaux. Voilà pourquoi il prê-chait tant aux Florentins lamour de leur constitu-tion démocratique (2), ne se lassant jamais de leur

(1) La prima cosa U parlri gli ponghono ad imparar poesie, e cli-poi alli banchi ad imparare cambj ed usure, e cosi gli mandano acasa del diavulo. Sermon du lundi après le II' dimanche de Caième.

(2) 11 voulait, qu'on compo-ât un chant patriotique qui fût su de

tous les citoyens. Dovete. fare una canzona che ognuno la sappia.

Mais il ne demandait pas un chant dorgie révolutionnaire. Loin din-viter le peuple à intervenir dans le gouvernement, il len détournaitde tout son pouvoir. Lassati governare da chi governa e non voleringerirti aile dignità , ma lascia fare a Dio, etc. Sermon du III e di-