S WON AROLK.
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rière qu’il se proposait de parcourir, ce qui futcause qu’à son début on se plaignit généralement deson excessive simplicité (i); mais à mesure qu’onvit se dérouler son vaste plan de réforme qui em-brassait d’une même vue toutes les facultés hu-maines viciées par des habitudes païennes déjà in-vétérées, les esprits qui pouvaient encore supporterl’éclat d’une lumière si vive, s’ouvrirent insensible-ment à des convictions plus chrétiennes, et ce nefntqu’après les avoir laborieusement affermies partous les moyens que la science théologique, philo-sophique et historique mettait à sa disposition, queSavonarole, déjà maître absolu des intelligences etdes cœurs, crut devoir frapper les imaginations partout cet appareil de cérémonies moitié religieuseset moitié dramatiques qui se reproduisirent avec unepompe toujours croissante pendant trois annéesconsécutives.
Il ne paraît pas que ces processions triomphalesaient été troublées par la faction des tièdes, devenueimpuissante en face de l’immense majorité de leursconcitoyens; mais leur rage pour être concentréen’en était que plus envenimée et plus ingénieuse,et leur zèle à susciter des ennemis à Savonarole,partout où il y avait des âmes et des imagina-tions corrompues, était tellement infatigable, querien ne manqua pour l’exécution de leurs pro-
(1) Il en convient lui-même dans son sermon pour le dimanche deQuasimodo.