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l’art chrétien.
veur sur pierre et don! le plus bel ouvrage est unbuste de Savonarole qui se voit encore à Florence ;celui-là digne successeur de Maso Finiguerra etayant su, avec le concours de IJotticelli qui luifournissait les dessins, élever son art à la hauteurd’une prédication.
Avec la coopération de tant d’bonnnes illustressoit par le génie, soit par la naissance, soit par desservices publics, Savonarole jugea qu’apres le suc-cès inouï de ses prédications pendant le carême de1496, il pouvait enfin frapper un coup plus hardi etfaire passer devant les Florentins un spectacle au-quel leurs yeux n’étaient pas accoutumés. Le di-manche des Rameaux on vitdéfiler - dans les rues unelongue procession figurant l’entrée de .Jésus-Christdans Jérusalem ; les enfants seuls étaient au nombrede huit mille : d’une main ils tenaient une petitecroix rouge et de l’autre un rameau d’olivier,excepté ceux qui étaient chargés de recevoir les au-mônes pour le Mont-de-Piété. Venaient ensuite lesdifférents ordres religieux avec le clergé, puis unemultitude innombrable d’hommes de tout âge et detoute condition; enfin les jeu nés fil les vêtues de robesblanches avec des guirlandes sur la tète et suiviesdes mères qui fermaient la marche. Jamais de mé-moire d’homme on n’avait assisté à un pareil spec-tacle dans Florence; le recueillement de cette im-mense population, cette robe baptismale portée parles enfants des deux sexes qui chantaient alternati-vement des psaumes et des Laudes composées tout