SAVONAROLE.
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parlé longuement ailleurs, il y en eut d’autres quitrouvèrent moyen d’aller encore plus loin et quiau culte de Savonarole ajoutèrent sa légende et mêmesa légende miraculeuse. Baccio di Montelupo, l’au-teur de cette belle statue de saint Jean l’évangéliste,qui remplit une des niches de l’oratoire d'Or-San-Michele, obligé de quitter sa patrie pour se sous-traire à l’outrage et à la persécution, tomba maladeà Bologne et dut son salut à une vision dans la-quelle le prophète lui apparut connue un ange libé-rateur (i). Un autre sculpteur, nommé FrancescoFerrucci, celui-là même qui retrouva le secret,perdu depuis des siècles, de sculpter le porphyre,avait travaillé, jeune encore, dans le dôme de Flo-rence, avec un beau-frère qui maudissait le nom deSavonarole, et jamais aucune de ces malédictionsn’avait passé sans réprimande. Longtemps après, ilfut atteint île la peste qui ravageait Rome en 1627,et, comme on le transportait mourant au lazaret, ilvit approcher de son tombereau deux Freres deSaint-Dominique dont l’un lui fit une onction surle front, en disant : « Parce que tu as cru à Savo-narole, tu seras guéri. » Et la guérison suivit immé-diatement les paroles.
A tous ces noms, il faut ajouter ceux de Baldinîet de Giovanni delle Corniole, celui-ci fameux gra-
(1) Burlamachi, Vita di Fra Girolamo. Baccio di Montelupo sculptaune quantité de crucifix. Ce fut, pour ainsi dire, sa spécialité; il yen a un dans le grand réfectoire du couvent de Saint-Marc, et unautre dans l’église de San-Lorenzo.