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2 (1861)
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lart chrétien.

valu avoir à nettoyer les écuries dAugias. Cétaitdonc uniquement à lenfance et à la jeunesse quepouvait sappliquer le plan du réformateur, et, danscette limite, son triomphe sur la musique profanefut dautant plus complet, quil le célébra précisé-ment pendant les jours du carnaval, au milieu deschants pieux et des bénédictions de limmense ma-jorité du peuple.

Dans sa réforme musicale, il avait deux objetsprincipaux en vue : dabord, de remettre en voguele chant si simple, si expressif et si majestueux deshymnes reçues dans lEglise depuis un temps im-mémorial, comme l 'Ave, maris Stella, ou le Veni ,Creator, qui était si heureusement approprié auxbesoins du moment (i); ensuite il voulait substituerdes airs plus décents à ceux sur lesquels Laurent deMédicis et sa cour avaient accoutumé de chanter lesLaudes composées par lui avec une pureté stylequon nattend pas de lauteur des chansons à boireet à danser, dont la grossièreté cynique dépare lerecueil de ses œuvres (2). Afin que le peuple ne fûtpas désorienté par ces compositions nouvelles, on

(1 ) Vorrei ancora che voi caniaste qualche volta délia chiesa corneAve, maris Stella, 0 Veni, Creator, etc. Sermon du lundi après leIII e dimanche de Carême.

Dans le sermon du samedi après le II e dimanche, il sexprime plusnettement encore : Lasciate andare i canti figurait, e cantate i cantifermi ordinati dalla chiesa.

(2) Les Laudes composées par Laurent de Médicis sont au nombrede dix. Sa mère, Lucrezia Tornabuoni, à laquelle il devait tous lessentiments de piété quil avait dans le cœur, en avait aussi composéquelques-unes.