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2 (1861)
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SAVONAItOLE.

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et les cloches, remontait sans interruption jusquauxiii c siècle, et avait acquis assez dimportance pourquon en vînt à nommer un capitaine dei Laudesi;il savait que pendant tout le temps que dura linter-dit de 1376, les hommes, les femmes et les enfantsse pressaient tous les soirs dans les églises pour seconsoler par ces chants de la suppression tempo-raire du culte, et il voyait lui-même une compagniede Irombistes, organisée jadis aux frais de lÉtat pouraccompagner le caroccio en temps de guerre, lesprieurs et le gonfalonnier en temps de paix, venirtous les samedis sur la place du PalazzoVecchio jouerdes airs nationaux en honneur de la justice rendueau peuple dans la semaine qui venait de sécou-ler (1). Dune autre part, il nignorait pas la voguecroissante quavaient obtenue les chants licencieuxcomposés pour les danses et les orgies du carnaval,et de ses observations personnelles combinées avecles traditions historiques, il concluait très-légitime-ment que la musique exerçait un grand empire surlimagination des Florentins, et pouvait décuplerle mal causé par la verve satanique de certainspoètes. Il résolut donc détendre sa réforme jusquàcette branche de lart.

Ici encore le problème était insoluble par rapportaux vieillards, de la mémoire desquels il était im-possible dextirper toutes les turpitudes quils yavaient entassées comme des ornements ; mieux eût

(') LOsservatoreFiorentino, vol. I, p. 139 et suiv.