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T,’ART CHRÉTIEN.
« en vain convaincre par des syllogismes, et qui,
« après s’ëtre laissé persuader par un simple croyant,
« adressa aux premiers ces paroles si remarquables :
« Vobis pro verbis verba dedi, Je vous ai donné des
« mots pour des mots. Allez dans toutes les
« écoles de Florence, vous trouverez des docteurs« payés pour enseigner la logique et la philosophie,
« vous y trouverez des maîtres pour toutes les« sciences et pour tous les arts , mais pas un seul« qui soit chargé de l’enseignement de l’Écriture
« sainte. Ne vois-tu pas, docteur insensé, qu’en
« voulant appuyer la foi sur les sciences profanes,« tu l’abaisses et l’avilis au lieu de l’élever et de« l’agrandir? Souviens-toi de l’histoire de David« marchant contre le géant Goliath; laisse là cette« pesante armure de la logique et de la philosophie,« et arme-toi d’une foi vive et simple à l’exemple
« des apôtres et des martyrs (i).Quelle douceur
« ineffable l ame chrétienne ne trouve-t-elle pas« dans la lecture de l’Écriture sainte! L’homme fa-« tigué du long pèlerinage de la vie s’assied et se« repose quelquefois sur la route pour se rafraîchir« et se fortifier par ce viatique, et alors il jouit,« pour ainsi dire, de la présence du Christ son« hien-aimé, et il se soulage par les larmes d’at-« tendrissement que lui fait verser le spectacle des
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(1) Sermon du lundi après le III e dimanche de Carême. La traduc-
tion est littérale ; seulement je me suis permis quelques transpositionsde phrases.