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l’a.rt chrétien.
côté, les jeunes Florentins que l’orgueil fait couriraprès la logique et la philosophie, et de l’autre, lesprofesseurs de théologie qui ne savent étudier queles vaines subtilités qui sont l’aliment éternel desdisputes de l’école (i). De même ceux qui s’écrient :Vive la voie de Béerscebab, vivit via Ber&abe , sontles savants qui se font une idole de la science et neveulent remonter à la cause première qu’à l’aide deslumières de leur raison; la défense faite par Isaac àson fils Jacob de prendre une épouse parmi les fillesdeChanaan était un avertissement prophétique auxchrétiens pour les empêcher de chercher la véritédans les livres des philosophes ( 2 ). Entre les septplaies de l’Egypte, il y en avait an moins trois aux-quelles l’imagination de Savonarole trouvait moyende prêter une signification analogue (3); les Juifs,qui se dégoûtaient de la manne dans le désert etsoupiraient après les poissons d’Égypte, étaient lafigure des chrétiens qui ayant sous la main la pa-role même de Dieu, la négligeaient pour se livrer àdes études profanes (4) ; et dans le récit de la pêche
(1) Sermon du mardi après le IV e dimanche de Carême.
(2) Sermon du Vendredi saint.
(3) Voir le sermon très-remarquable du mardi de la Semaine sainte,dans lequel on trouvera un morceau décisif sur les indulgences, et surle droit que le Pape a de les accorder. Certes les protestants n’auraientpas tant admiré Savonarole s’ils avaient lu ce sermon et plusieursautres du même recueil.
(4) Sermon du mercredi : c’est un des plus beaux, et il roulepresque entièrement sur le sacrement de l’Eucharistie, et les enne-mis les plus acharnés de Savonarole n’en ont jamais contesté l’ortho-doxie.