SAVONAROLE.
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quand Savonarole parut avec l’abondance et le choixheureux de ses citations bibliques, ce fut dans cesâmes simples qu’elles retentirent comme les coupsredoublés d’un tonnerre nouveau, et il sembla quele même charbon ardent eût embrasé leurs cœurset purifié ses lèvres. Ce n’était plus en son proprenom qu’il menaçait les peuples de châtiments pro-chains et terribles, et qu’il cherchait à exorciser lascience et les arts possédés par le démon du paga-nisme, c’était au nom des prophètes qui avaient criémalheur à quiconque fléchirait le genou devant lesidoles. Amos était pour lui le type de cette rude et.énergique simplicité dont Dieu aime tant à se servirpour confondre la science des sages (i), et les pro-phéties du pasteur de Thecué, par la juste applica-tion que Savonarole en savait faire, semblaient avoireu spécialement en vue l’idolâtrie intellectuelle oùFlorence était alors plongée. Quand en parlant ducrime irrémissible du peuple d Israël ( 2 ), le pro-phète lui reproche d’avoir bu dans la coupe des ré-prouvés, vinum damnatorum biberunt , son inter-prète dit aux Florentins que ce breuvage mauditn’est autre chose que le paganisme avec tous sessouvenirs antiques, ses voluptés et ses cérémoniesprofanes (3). Ceux qui jurent par le péché de Sa-marie, qui jurant in delicto Samaria; , sont, d’un
(1j Dio non elesse un filosofo, ma uno paslore e semplice uomo evoleta che a lui fosse credulo. Sermon du II' dimanche de l’Avent.
(2) Amos, 1 , 6-8.
13) Sermon du mardi après le I er dimanche de Carême.