l’art chrétien.
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ment réguliers la science théologique elle-même,c’est-à-dire celle qui par sa nature est la plus indé-pendante de ce genre d’entraves; et l’autorité del’Écriture sainte n’était pleinement reconnue cju’au-tant qu’elle avait le bonheur d’être d’accord aveccelle du philosophe péripatéticien. Que dis-je? l'é-tude des livres saints et surtout de l’Ancien Testa-ment était si honteusement négligée, qu’on deman-dait naïvement au petit nombre de ceux qui s’enoccupaient à cpioi pouvait servir une pareille lecture,et quel fruit ils pouvaient retirer de la connaissanced’événements passés et accomplis depuis tant desiècles : question si grossièrement stupide, qu’il se-rait impossible d’y croire, si elle n’avait été adresséeà Savonarole lui-même, pendant son noviciat, parun religieux d’ailleurs très-exemplaire et animé desmeilleures intentions (i).
Aussi l’éloquence de la chaire avait-elle dégénéréen argumentation purement scolastique, et les pré-dicateurs en vogue, faisant un informe mélange del’Évangile et de la logique, venaient, la tête farciede toutes les subtilités de l’école, jeter cette pous-sière aride aux yeux de leurs auditeurs, sans se sou-cier aucunement des choses de Dieu et delà foi (2).
Heureux furent encore les pauvres d’esprit; car
(1) Voir le sermon du V e dimanche de Carême.
(2) Sono le suttililà dei filosofi corne polvere... Fanno di queutafilosofia e délia Scrittura santa e logica un mescuglio, e questo ven-dono soprà li pergami, e le cose di Dio e délia fede lasciano stare.Sermon pour le IV e dimanche de Carême.
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