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2 (1861)
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lart chrétien.

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ment réguliers la science théologique elle-même,cest-à-dire celle qui par sa nature est la plus indé-pendante de ce genre dentraves; et lautorité delÉcriture sainte nétait pleinement reconnue cjuau-tant quelle avait le bonheur dêtre daccord aveccelle du philosophe péripatéticien. Que dis-je? l'é-tude des livres saints et surtout de lAncien Testa-ment était si honteusement négligée, quon deman-dait naïvement au petit nombre de ceux qui senoccupaient à cpioi pouvait servir une pareille lecture,et quel fruit ils pouvaient retirer de la connaissancedévénements passés et accomplis depuis tant desiècles : question si grossièrement stupide, quil se-rait impossible dy croire, si elle navait été adresséeà Savonarole lui-même, pendant son noviciat, parun religieux dailleurs très-exemplaire et animé desmeilleures intentions (i).

Aussi léloquence de la chaire avait-elle dégénéréen argumentation purement scolastique, et les pré-dicateurs en vogue, faisant un informe mélange delÉvangile et de la logique, venaient, la tête farciede toutes les subtilités de lécole, jeter cette pous-sière aride aux yeux de leurs auditeurs, sans se sou-cier aucunement des choses de Dieu et delà foi (2).

Heureux furent encore les pauvres desprit; car

(1) Voir le sermon du V e dimanche de Carême.

(2) Sono le suttililà dei filosofi corne polvere... Fanno di queutafilosofia e délia Scrittura santa e logica un mescuglio, e questo ven-dono soprà li pergami, e le cose di Dio e délia fede lasciano stare.Sermon pour le IV e dimanche de Carême.

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