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2 (1861)
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lart chrétien.

humaine clans une assistance supérieure qui ne pou-vait lui manquer(i).

Il ne fallait rien moins quun pareil secours pourpurifier tout ce que le paganisme avait souillé; caril n y avait pas une seule branche des sciences oudes arts, pas une seule faculté de lesprit humainqui eût échappé à cette contagion. A force de seprosterner devant celte vieille idole, on avait finipar se dégoûter de lignominie de la croix, et Burla-machi nous dit que Savonarole trouva Florenceremplie de gens nobles, habiles, ingénieux et re-gorgeant de sagesse humaine, qui non-seulementavaient perdu la foi, mais encore se moquaient deceux qui lavaient conservée, et encore plus de ceuxqui ladéfendaient (2). Il y avait des artistes du pre-mier ordre qui avouaient naïvement quils 11e la-vaient jamais eue, et parmi ceux qui gardaient plusde mesure pour éviter le scandale, la profession duchristianisme se bornait le plus souvent à des prati-ques extérieures. Les maîtres chargés de léducationpublique 11e donnaient pour la plupart que des ali-ments empoisonnés à lesprit de la jeunesse, tour-nant exclusivement son admiration vers les fablesde la mythologie grecque, ou vers les héros desanciennes républiques, et 11e lui laissant même pas

(1) Il y avait des prêtres et des moines qui refusaient l'absolutionà quiconque assistait aux sermons de Savonarole. Voir le sermon dumardi de Pâques de lannée 1495, dans le recueil imprimé à Florence,l'année suivante, 1 vol. in-4°.

(2) Burlamachi, Vita di Fra Gir. Savonarola, p. 87.