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2 (1861)
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ÉCOLE MYSTIQUE.

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couvents de Pise, pendant le long séjour quil fîtdans cette ville. Les religieuses de Saint-Bmioît luiavaient fait peindre, dans un de leurs cloîtres, lhis-toire du fondateur de leur ordre, et il ne reste plusaujourdhui le moindre vestige de cette grande com-position légendaire, pas plus que des tableaux dontil avait décoré léglise des dominicains et qui de-vaient se ressentir de linfluence locale, puisqueVasari, après en avoir énuméré beaucoup dautres,sans faire aucune remarque, dit, en parlant de ceux-ci, qu'on y connaissait, au premier coup cl œil, lamanière de lartiste. La mémoire de son maître luiétait sans doute plus présente dans ce lieu que dansaucun autre, excepté cependant quand il peignitpour le Dôme, toujours en sinspirant de ses pluschers souvenirs, le tableau un peu effacé qui est au-jourdhui dans la galerie du Louvre, et que Vasarisignale comme loeuvre la meilleure et la plus ache-vée quait jamais produite Benozzo Gozzoli.

Cest en effet une oeuvre capitale, non-seulementpour les qualités quy a vues le biographe, maispour dautres raisons qui dépassaient sa portée. Aupremier abord, on la prendrait pour une reproduc-tion trop exacte dun ouvrage du même genre exé-cuté, un siècle auparavant, dans léglise de sainteCatherine, par le peintre Traïni. Dans 1 un et danslautre, on voit saintTliomas dAquin, éclairé par lalumière den haut, assis entre Aristote et Platon, etfoulant aux pieds les hérésies personnifiées dans

leurs défenseurs; mais, quand on pousse plus loiu

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