ÉCOLE MYSTIQUE.
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couvents de Pise, pendant le long séjour qu’il fîtdans cette ville. Les religieuses de Saint-Bmioît luiavaient fait peindre, dans un de leurs cloîtres, l’his-toire du fondateur de leur ordre, et il ne reste plusaujourd’hui le moindre vestige de cette grande com-position légendaire, pas plus que des tableaux dontil avait décoré l’église des dominicains et qui de-vaient se ressentir de l’influence locale, puisqueVasari, après en avoir énuméré beaucoup d’autres,sans faire aucune remarque, dit, en parlant de ceux-ci, qu'on y connaissait, au premier coup cl œil, lamanière de l’artiste. La mémoire de son maître luiétait sans doute plus présente dans ce lieu que dansaucun autre, excepté cependant quand il peignitpour le Dôme, toujours en s’inspirant de ses pluschers souvenirs, le tableau un peu effacé qui est au-jourd’hui dans la galerie du Louvre, et que Vasarisignale comme l’oeuvre la meilleure et la plus ache-vée qu’ait jamais produite Benozzo Gozzoli.
C’est en effet une oeuvre capitale, non-seulementpour les qualités qu’y a vues le biographe, maispour d’autres raisons qui dépassaient sa portée. Aupremier abord, on la prendrait pour une reproduc-tion trop exacte d’un ouvrage du même genre exé-cuté, un siècle auparavant, dans l’église de sainteCatherine, par le peintre Traïni. Dans 1 un et dansl’autre, on voit saintTliomas d’Aquin, éclairé par lalumière d’en haut, assis entre Aristote et Platon, etfoulant aux pieds les hérésies personnifiées dans
leurs défenseurs; mais, quand on pousse plus loiu
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