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l’art chrétien.
teignait dans leur palais, repaires somptueux ducrime pour lequel Sodome était brûlé.
Mais le groupe d’habitants, de tout âge et detout sexe, les uns debout, les autres accroupis ouécrasés, a quelque chose de plus saisissant encore,non-seulement à cause de l’énergie avec laquellele désespoir de quelques-uns est exprimé, mais aussià cause de la part que l’artiste a faite aux innocents,enveloppés dans le même châtiment que les cou-pables; il y a des enfants qui ne sentent pas leursort, d’autres qui commencent à le sentir et quipleurent; il y a des mères consternées ou éploréesqui semblent interroger ou accuser le ciel. Il y ena une plus calme, la. plus belle et la plus noble detoutes, qui a son enfant à ses pieds , et les mainstristement croisées sur la poitrine, et dont la tête,levée vers les ministres de la colère céleste, offreun raccourci qui n’a jamais été surpassé par l’écolenaturaliste. Enfin, comme contraste à ce tableau demalédiction, on voit, à l’extrémité du même com-partiment, Loth qui s’éloigne avec ses deux filles,non moins gracieuses dans leurs mouvements quedans leurs formes, et dont le profil, ainsi que lecostume, semble avoir été emprunté à quelque sta-tue grecque.
Dans le genre héroïque ou militaire, je me con-tenterai de signaler deux compartiments qui ontpour sujet, l’un, la victoire d’Abrahatn sur les Roisligués contre lui, l’autre , la victoire du jeune Da-vid sur le géant Goliath. Dans le premier, ce sont