ECOLE MYSTIQUE.
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tiste a rendu la mort de saint François dans sagrande fresque de Montefalco.
Dans presque tous les travaux exécutés par Be-nozzo, tant à San Gimignano que dans les environs,il fut aidé par un jeune auxiliaire d’un assez mé-diocre génie, nommé Andrea di Giusto, qui avaitdéjà eu deux maîtres, savoir, Neri di Bicci, chezqui son salaire s’élevait à douze florins par an, avecune paire de souliers, et Fra Filippo Lippi, que savogue toujours croissante forçait de recourir à despinceaux subalternes (i). Nous savons, par cet An-drea lui-même, la part qu’il eut à la grande fresquedu chœur dans l’église collégiale, et cette part n’estpoint insignifiante (2). Elle 11e dut pas être moin-dre dans les autres peintures dont Benozzo orna lamême église, et qui ont été en partie détruites. Cequ’il y a de mieux conservé, c’est le martyre de saintSébastien. Les anges de la partie supérieure sontévidemment d’une main familiarisée avec cet ordrede créations ; mais la figure principale et mêmequelques-unes des figures accessoires ne sont pasassez dignes du peintre de Montefalco, pour qu’onrésiste à la tentation de les mettre sur le comptedu malheureux collaborateur. On y résiste encoremoins, quand on voit le saint Sébastien du dôme
(1) Cet Andrea di Giusto a laissé un journal très-curieux, dontGaye a publié quelques fragments. Voir Carteggio inedito, vol. II,PP. 212, 213.
(2) Il dit avoir peint tutte le santé nello sguancio délia finestra, iQuattro apostoli, e la prima storietta hanno la volta.