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l’art chrétien.
où Je nom de son maître était plus particulièrementvénéré. De tout cela il ne reste plus absolument lamoindre trace. Domenico di Michelino, sorti de lamême école et presque aussi fécond que son condis-ciple, a eu à peu près le même sort. Un seul produitauthentique de son pinceau est parvenu jusqu’ànous, c’est le portrait de Dante, qu’on voit dansl’intérieur du Dôme, et dont le véritable auteur étaitl’esté inconnu jusqu’à nos jours (t), malgré l’inté-rêt qui devait s’attacher à ce monument, sinon poursa valeur intrinsèque, du moins pour la place qu’onsemblait lui assigner dans le culte national ; car unpareil acte avait une grande portée, pour le présentet pour l’avenir, et ce n’est pas une médiocre gloirepour l’école mystique, quelque obscur que fût sonreprésentant, d’avoir pris l’initiative de cette espècede canonisation patriotique.
Benozzo Gozzoli, le disciple chéri deFra Angelico,ne paraît pas avoir tiré grand parti de cette prédi-lection, du moins parmi les Florentins; car, mêmedu temps de Yasari, on trouvait à peine un ou deuxtableaux de lui dans les églises. 11 est vrai qu’il avaità peine vingt et un ans quand son maître partit pourRome en i44^. On peut donc supposer que sonapprentissage n’était pas encore fini ; mais à quelleécole pouvait-il compléter son éducation artistique?Masaccio était mort, sans laisser un continuateurdigne de lui. Le héros du jour étaitFraFilippoLippi,
(1) Vuir Gaye, Carteggio inedito, vol, II, pp. i-7.