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l’autre tableau, n’a pas été infligée à celui-ci. Outrecet avantage de parfaite conservation, il a encore lemérite d avoir inspiré à Fra Bartolotneo et à MariottoAlbertinelli deux compositions analogues, qu’onpeut regarder comme leurs chefs-d’œuvre respectifs,et dont nous aurons occasion de parler plus tard.
Il me reste à signaler, dans la collection de l’Aca-démie des Beaux-Arts, trois autres ouvrages impor-tants auxquels j’attribue une date très-différente decelle qui leur a été attribuée jusqu’à présent, puis-que je les place après les fresques du Vatican aveclesquelles elles offrent des ressemblances frappantesqu’on ne trouve pas dans les compositions anté-rieures de l’artiste. Je sais que ses biographes ontadmis formellement ou tacitement qu’une fois partipour Rome, il ne revint jamais à Florence; maisle contraire me semble mis hors de doute par le rap-prochement de certains faits qui se rapportent àl’exécution des tableaux dont je veux parler. L’und’eux, représentant la Vierge et l’Enfant-Jésus, en-tourée de saints les uns ascétiques, les autres dy-nastiques, se trouvait dans le couvent des Domini-caines d’Annalena, couvent qui servit d’asile à laveuve héroïque de Baldaccio dell’ Anguillara, et dontl’organisation intérieure fut réglée par une bulle deNicolas V, postérieure à l’année i/po, et qui pour-rait bien avoir été obtenue par l’intervention de FraAngelico lui-même.
L’autre tableau, parfaitement semblable àcelui-cipour la touche, pour le coloris, pour le style large