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l’akt chrétien.
pose et de sainteté. C’était comme un symbole defraternité présente et future entre les deux famillesreligieuses qui, dans les jours de décadence, quiapprochaient, devaient rester le plus longtemps fi-dèles au culte de l’idéal.
Le succès que dut obtenir, auprès des âmes pieu-ses , cette descente de croix, fut probablement cequi suggéra à la confrérie du Temple, espèce detiers-ordre des Dominicains (i), l’idée d’avoir, enguise de bannière, une composition du même genre,en faisant, dans le nombre des figures et dans lesdimensions, la réduction qu’exigeait la différencede destination. Cette heureuse nécessité a donnélieu à une oeuvre exquise qui fait partie de la mêmecollection et qui tient le milieu entre la miniatureet la peinture proprement dite. C’est comme unabrégé du grand tableau dont nous venons de par-ler ; c’est absolument la même inspiration, lamême accentuation pathétique, c’est le même typede Christ, la même scène de douleur, à la vue deson corps inanimé ; quelques personnages sontidentiquement les mêmes, entre autres une jeunefemme debout, dont la tète blonde est toute bril-lante de beauté, de gloire et de sainteté. Si la toucheparaît différente, c’est parce que l’opération mala-droite qui a détruit l’harmonie des couleurs, dans
(1) Voilà pourquoi l’artiste a placé, dans ce tableau, d’un côtésaint Dominique, de l’autre la bienheureuse Villana, qui prit, enmourant, l’habit de Dominicaine, et dont on voit le charmant tom-beau dans l’église de Santa-Maria-Novella,