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2 (1861)
Entstehung
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369
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ÉCOLE MYSTIQUE. 3f>D

larmes et en sanglots. Au milieu, est le corps ina-nimé, descendu ou soutenu par cinq disciples dontle regard, l’attitude et le geste respirent la piété laplus tendre et la plus craintive. C’est à ce posted’honneur que Fra Angelico a placé son amiMichelozzo. La tète du Christ n’est pas seulementadmirable par la beauté du type, qui est toujours lemême ; elle l’est encore par l’expression d’ineffablemansuétude que les traits ont conservée après lamort. Les formes du corps et les ondulations pro-duites par son affaissement et par celui des mem-bres, sont rendues avec une délicatesse de goût quilaisse bien loin en arrière les tours de force de lascience anatomique. Au lieu des gouttes de sangqui devraient rougir le sol aride, au pied de lacroix, on y voit une riche verdure, émaillée defleurs symboliques que ce même sang a fait éclore.Que dire des petites figures de saints, que l’artistea tracées, avec son pinceau de miniaturiste, sur lesdeux pilastres entre lesquels le tableau se trouveencadré ? il y a un saint Michel, un saint Pierre, unsaint Louis de Toulouse, qui sont de véritableschefs-d’œuvre, et devant lesquels on s’extasieraitbien davantage, si les figures si imposantes de saintDominique et saint Jean Gualbert, placées plus enévidence que toutes les autres, n’exerçaient unesorte de fascination sur le spectateur. C’était à titrede fondateurs respectifs de deux ordres liés entreeux par une sympathie toute fraternelle, que cesdeux personnages paraissaient là, si magnifiques de