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l’art CHRÉTIEN-.
cains de Cortone? Ici l’artiste a donné un peu plusde développement à son sujet; niais il a eu soinde reproduire, dans le tableau du Louvre, les épi-sodes les plus touchants, comme la résurrection dujeune Napoléon Orsini, le saint patriarche servi parles anges, et enfin la scène pathétique qui se passeautour de son cercueil.
L’admiration excitée par les peintures dont FraAngelico orna son couvent de Fiesole, donna auxordres religieux cpii sympathisaient le plus avec lesien, le désir de posséder quelque produit de sonpinceau. Les Dominicains et les Dominicaines, lesmoines de Vallombrose, les Chartreux, les Hyéro-nimites, les Camaldules de Sainle-JVIarie-des-Anges,voulurent avoir devant leurs yeux ces créationsidéales si propres à favoriser l’élan des âmes con-templatives. On peut croire que les Camaldules nefurent pas les derniers à être satisfaits. Parmi eux setrou i-ait l’ami de cœur de Fra Angelico, ce don Lo-renzr qu’il prit plus d’une fois pour collaborateur.C’était dans le monastère habité par lui à Florence,que se trouvait le tableau du jugement dernier,qu’on voit à l’Académie des Beaux-Arts.
Celte composition, si merveilleuse dans quelques-unes de ses parties, est encore une œuvre de minia-turiste; car la perfection des figures est en raisoninverse de leurs dimensions, et les anges presqueimperceptibles qui flottent autour du souverainJuge, sont bien supérieurs, pour le fini de l’exécu-tion, aux prophètes et aux apôtres, rangés à sa