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2 (1861)
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ÉCOLE MYSTIQUE

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qu’a restauré Lorenzo di Credi, constate dans l’ar-tiste un progrès considérable, surtout en ce quiconcerne les figures accessoires. On trouve, dansl’un et dans l’autre, les grands personnages de lafamille Dominicaine, si souvent reproduits par lemême pinceau ; mais, dans le tableau du Louvre,ils sont bien autrement posés et bien autrement ca-ractérisés. Outre ces personnages, objets de saconstante prédilection, il y a une foule de saints etde saintes distribués à droite et à gauche du trône,avec leurs attributs respectifs, leurs visages radieux,leurs regards extatiques, convergeant simultanémentvers le même centre. Leur nombre ne s’élève pas àmoins de quarante, et l’effet général est combiné demanière à les faire paraître beaucoup plus nom-breux. Il en est de même des vingt-quatre angesavec leurs grandes ailes de pourpre, leurs robesflottantes et leurs petites flammes symboliques surla tête. Tout cela produit une sorte d’éblouissementqui aide puissamment l’imagination du spectateur àse figurer une cour céleste dont la Reine, toute res-plendissante du genre de beauté qui convient à sonroyaume, reçoit de la main de celui qui est son Filset son Roi la couronne de gloire éternelle.

Que dire des six miniatures du gradin , qui sontd’autant plus parfaites, qu’elles se rapportent à lalégende avec laquelle la pieuse imagination de l’ar-tiste était le plus familiarisée, je veux dire à la lé-gende de saint Dominique, déjà tracée par lui, avecplus de naïveté peut-être, dans l’église des Domini-