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L AHT CHilETIJîN.
Tomate a riveder li vostri liti :
Non vi metiete in pelago, chè forse,
Seguendo me, rimarreste smarriti.
De même que la théologie spéculative, élevée àsa plus haute puissance, aboutit à la théologie mys-tique, de même la peinture religieuse, en s’aidantde certains moyens et en tendant vers un certainbut, prend la qualification de peinture mystique,ce qui implique objectivement \a plus haute formede l’idéal, et subjectivement l’essor le plus sublimedes facultés de l’âme. Une fois lancé dans cette voiehasardeuse, les intuitions de l’artiste ont quelquechose d’analogue à ce qu’on appelle, dans la languedes saints, la vision béatifique, et les procédés mé-caniques ne sont plus à l’art que ce que l’enveloppeextérieure est à la plante qui fleurit. On comprendd’avance l’influence que dut exercer sur ce genrede produits la vogue toujours croissante des poé-sies de Dante. Cette vogue devint un culte et unevéritable consécration, dans la première moitié duquinzième siècle. L’exégèse de la Divine Comédie sefit alors dans les églises comme l’exégèse de la pa-role de Dieu, et l’on vit le fameux Helléniste Fran-çois Philelphe, expliquer le grand poète nationaldans le Dôme de Florence, les dimanches et joursde fêtes, comme si ces explications avaient été unsupplément nécessaire au service divin. Bientôt ilfallut inaugurer , dans le même temple, l’image decelui au génie duquel on venait, y payer un tributpériodique d’admiration, et ce fut un élève de Fra