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école mystique.
ont le mieux réussi à le satisfaire, sont aussi ceuxqui doivent occuper les degrés supérieurs de lahiérarchie, et qui ont plus particulièrement méritéle surnom de divins. Dans le vaste domaine ouvertà leurs conceptions et à leur pinceau, ils ont choisice qui leur promettait un aliment inépuisable etdes inspirations éternelles. S’ils sont descendusquelquefois de la région idéale dans celle de la na-ture vivante et matérielle, ce n’a pas été pour s’ycomplaire ou s’y fixer, mais seulement pour em-prunter des formes et des couleurs qui pussent ser-vir de limite et de manifestation partielle à la beautéinfinie qu’ils avaient eu le bonheur d’entrevoir. Ques’il est arrivé quelquefois et même bien souvent,que la combinaison de la forme avec l’idée n’ait paseu lieu conformément aux lois de la géométrie,de l’optique et du bon goût, l’œuvre incomplètequi résulte de cette transgression ne perd pas pourcela tous ses droits à notre attention, et nous n’ensommes pas moins tenus de chercher sous cetterebutante écorce les trésors de poésie chrétiennequ’elle recouvre.
Nous franchissons donc ici le domaine de lacritique savante , et nous serions tentés de nousadressera ceux qui voudraient l’appliquer à l’ordredes conceptions dont il s’agit ici, l’invitation quehante adresse à ceux qui, après avoir parcouru, aveclui, les régions inférieures, se méprendraient sur lapuissance de leur vol et voudraient s’élever, à sasuite, jusqu’aux sphères célestes :