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2 (1861)
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écOI.E MYSTIQUE.

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avait chassés, sur celle de la Madone, que les mainsprofanes des soldats français avaient vainementessayé darracher de son tabernacle de pierre; etcette dernière partie de son récit était plus forte-ment accentuée que les autres. Il y avait plus devingt-cinq ans quil vivait presque constammentseul sur cet espace si resserré; et quand nous luidemandâmes si cet isolement perpétuel ne lat-tristait pas quelquefois, il nous répondit avec unsourire de confiance accompagné dun geste très-expressif, en nous montrant la Madone, quayanttoujours eu la Mère de Dieu près de lui, il navaitjamais senti sa solitude ; que le voisinage dunetelle protectrice suffisait pour le rendre heureux,et que lentretien de la lampe et le renouvel-lement des fleurs faisaient sa plus douce occupation.

Assurément ce nétait pas lœuvre dart en elle-même qui charmait les ennuis de son exil volon-taire, mais elle était nécessaire pour entretenir enlui ce mouvement de poésie intérieure, qui est leprivilège le plus enviable des âmes simples etpieuses. Un trait analogue se trouve dans lhistoirede la bienheureuse Umiliana, nourrissant sa dévo-tion particulière pour la sainte Vierge par la vue<lune image qui aidait aux sublimes élans de soncœur, et devant laquelle elle entretenait une lampequi ne séteignait jamais sans quelle fût rallumée,soit par un ange, soit par une colombe qui portaitdans son bec une rose resplendissante comme le