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2 (1861)
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ECOLE MYSTIQUE.

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pieux enthousiasme (î). Cette attraction si puissanteque lœuvre dun artiste obscur exerçait sur lima-gination du jeune Bernardin, cette préférence quillui donnait sur tous les autres tableaux proposésà sa vénération, ce bestûn de prier plutôt quail-leurs, et dépancher ensuite ses naïves émotionsclans un autre cœur denfant, que sa candeur ren-dait capable de les partager et de les comprendre,tout cet ordre de faits qui surabondent dans lhis-toire des saints et dans lhistoire des peuples, maisqui, par une sorte de convention tacite, sont placésen dehors de lobservation commune, pourraientcependant répandre à la fois un nouveau charmeet un nouveau jour sur les recherches jusquà pré-sent si arides qui ont lart chrétien pour objet. Enexploitant cette mine si féconde de considérationspsychologiques de lordre le plus élevé, on trouve-rait lexplication des vicissitudes qu'ont éprouvéescertains ouvrages universellement admirés dans unsiècle, entièrement oubliés dans un autre; on com-prendrait pourquoi le bas peuple, celui que lesconnaisseurs appellent superstitieux et dévot , estresté seul fidèle à ces images surannées devant les-quelles il sagenouille le soir quand son travail estUni, pourquoi lui seul songe à mettre de lhuiledans la petite lampe et des fleurs sur le tabernacle.Celui qui apporterait dans cette étude toutes lesdispositions requises pour comprendre le beau dans

(1) tïes des saints, par Simon Martin, 1.1, p. V2G1.u.