ECOLE MYSTIQUE.
321
lîS î»l fl i,
S %
sa cellule110,1 i%leurs %
pire l’i(®ïlaqnèi
llilS soiin
devant 4
irs sikh;»e muettevvnkgajicœur udre, et fieuses de*lierre deî;s des Saie■es, qa’ 1 ^'s intéressé
Coi#
àil^
.jladoKi'
*<
0 ik>
pieux enthousiasme (î). Cette attraction si puissanteque l’œuvre d’un artiste obscur exerçait sur l’ima-gination du jeune Bernardin, cette préférence qu’illui donnait sur tous les autres tableaux proposésà sa vénération, ce bestûn de prier là plutôt qu’ail-leurs, et d’épancher ensuite ses naïves émotionsclans un autre cœur d’enfant, que sa candeur ren-dait capable de les partager et de les comprendre,tout cet ordre de faits qui surabondent dans l’his-toire des saints et dans l’histoire des peuples, maisqui, par une sorte de convention tacite, sont placésen dehors de l’observation commune, pourraientcependant répandre à la fois un nouveau charmeet un nouveau jour sur les recherches jusqu’à pré-sent si arides qui ont l’art chrétien pour objet. Enexploitant cette mine si féconde de considérationspsychologiques de l’ordre le plus élevé, on trouve-rait l’explication des vicissitudes qu'ont éprouvéescertains ouvrages universellement admirés dans unsiècle, entièrement oubliés dans un autre; on com-prendrait pourquoi le bas peuple, celui que lesconnaisseurs appellent superstitieux et dévot , estresté seul fidèle à ces images surannées devant les-quelles il s’agenouille le soir quand son travail estUni, pourquoi lui seul songe à mettre de l’huiledans la petite lampe et des fleurs sur le tabernacle.Celui qui apporterait dans cette étude toutes lesdispositions requises pour comprendre le beau dans
(1) tïes des saints, par Simon Martin, 1.1, p. V2G1.u.