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l’art chrétien.
pour donner une idée de la manière dont il com-prenait et exploitait son modèle.
A cette longue liste d’élèves formés directementà l’école de Pérugin, il faut ajouter Melanzio deMontefalco, qui travaillait sous lui à l’époque où ilproduisait encore des chefs-d’œuvre, mais qui,malgré cet avantage, n’a laissé dans sa patrie quedes productions assez médiocres, parmi lesquellesje citerai une de ses Madones entre plusieurs saints,dans l’église de Saint-Fortunat, parce que cettepeinture est la plus ancienne cpie l’on connaissede lui (1498), et surtout parce qu’elle était origi-nairement une bannière.
Assurément, voilà un cortège de disciples bienimposant : imposant par le nombre, imposant danstous par la pureté des inspirations, et, dans quel-ques-uns , par des conceptions égales à celles dumaître ; et cependant nous n’y avons pas fait figurercelui qui fut maître à son tour, maître plus grandque Pérugin lui-même, et qui a été proclamé lemaître des maîtres par toutes les générations d’ar-tistes qui se sont succédé depuis trois siècles. Oncomprend qu’il s’agit ici de Raphaël, l’un des fon-dateurs de l’école Romaine, et cpii, à ce titre, devratrouver sa place dans un autre chapitre. Nous n’a-vons pas non plus fait mention de quelques peintresFlorentins, qui, d’après le témoignage non suspectde Vasari, devinrent les élèves de Pérugin pendantson séjour à Florence, et profitèrent si bien de cetapprentissage, qu’il y en eut dont les œuvres inéri-