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2 (1861)
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316
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lart chrétien.

pour donner une idée de la manière dont il com-prenait et exploitait son modèle.

A cette longue liste délèves formés directementà lécole de Pérugin, il faut ajouter Melanzio deMontefalco, qui travaillait sous lui à lépoque ilproduisait encore des chefs-dœuvre, mais qui,malgré cet avantage, na laissé dans sa patrie quedes productions assez médiocres, parmi lesquellesje citerai une de ses Madones entre plusieurs saints,dans léglise de Saint-Fortunat, parce que cettepeinture est la plus ancienne cpie lon connaissede lui (1498), et surtout parce quelle était origi-nairement une bannière.

Assurément, voilà un cortège de disciples bienimposant : imposant par le nombre, imposant danstous par la pureté des inspirations, et, dans quel-ques-uns , par des conceptions égales à celles dumaître ; et cependant nous ny avons pas fait figurercelui qui fut maître à son tour, maître plus grandque Pérugin lui-même, et qui a été proclamé lemaître des maîtres par toutes les générations dar-tistes qui se sont succédé depuis trois siècles. Oncomprend quil sagit ici de Raphaël, lun des fon-dateurs de lécole Romaine, et cpii, à ce titre, devratrouver sa place dans un autre chapitre. Nous na-vons pas non plus fait mention de quelques peintresFlorentins, qui, daprès le témoignage non suspectde Vasari, devinrent les élèves de Pérugin pendantson séjour à Florence, et profitèrent si bien de cetapprentissage, quil y en eut dont les œuvres inéri-