ECOLE OMBRIENNE.
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tèrent d’être confondues non -seulement avec cellesdu maître (i), mais avec celles de Raphaël lui-même.Tel fut ce Bacchiacca, qui malheureusement n’alaissé dans sa patrie qu’une miniature très-délabréesur un gradin d autel de 1 église de San-Lorenzo,et qui égala un jour les plus grands artistes de sontemps, en peignant sur trois panneaux ue coffrenuptial, dans un style tout à fait Ombrien, troisépisodes de l’histoire de Joseph. Malheureusementle patronage d’un Médicis lit subir à son talent unedéviation fatale, et le protégé de Corne ne put pasréaliser les belles espérances qu’avait données ledisciple de Pérugin(a).
(!) Parmi ces œuvres péruginesques, sans nom d’auteur, cellesqui m’ont le plus frappé sont un tableau dans la sacristie de San-Lorenzo et un autre plus remarquable encore, dans une chapelle del’église de San-Spirito, à gauche du grand autel.
(2) Côme I er lui fit faire des dessins pour un lit royal (letto reale) etd’autres travanx du même genre; mais l'idée ne lui vint pas d’em-ployer son talent dans le genre de compositions où il égalait les grandsmaîtres.
Je ne place point Domenico Alfani pas plus que son fils bâtardOrazio parmi les peintres Ombriens. Le premier fut d’abord imitateursuperficiel et maniéré de Pérngin, puis s’engoua du Florentin Itosso,son compagnon de débauches. Le second fut un peintre éclectique,parfois assez gracieux, et devint le fondateur de l’Académie de pein-ture à Pérouse, ce qui veut dire que l’école Ombrienne y était morte.