ÉCOLE OMBRIENNE.
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idéale, ferait croire que, dans cette direction, l’é-lève aurait pu aller plus loin que son maître. C’estévidemment un ouvrage de la jeunesse deSinibaldo,exécuté vers la même époque que son tableau dudôme de Gubbio et la bannière qu’il peignit eni5o8, pour la confrérie des Pénitents-Blancs, im-médiatement après qu’il en fut devenu membre (i).Quoique ce monument de la piété du peintre nesoit aujourd’hui qu’une ruine, il mérite d’être cité,non-seulement à cause de l’inspiration qui l’a faitnaître, mais aussi comme une preuve de plus dela vocation spéciale de l’école Ombrienne, à la-quelle il était aussi naturel de produire des ban-nières qu’à l’école Vénitienne de produire des por-traits.
C’était encore un peintre de bannières, du moinsdans sa jeunesse, ce Berto di Giovanni que nousavons déjà signalé comme le collaborateur d’Eu-sebio di San-Giorgio pour ce genre d’ouvrages;mais, en vieillissant, il se jeta aussi lui dans l’imi-tation de plus en plus servile de Baphaël, et il neproduisit plus que des oeuvres sans caractère. Lesquatre petits tableaux conservés dans la sacristiedu couvent de Monte-Luce, à Pérouse, et ceux quise trouvent dans l’église de Sainte-Julienne , suf-fisent, à défaut de compositions plus importantes,
(1) Cette bannière est conservée dans le palais Rangbiasci, à Gub-bio. On voit, dans la même collection, une charmante Madone peinte,en 1510, d’après les inspirations Ombriennes par un certain Nardiniqui devait les avoir puisées à la même source.