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2 (1861)
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ÉCOLE OMBRIENNE.

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idéale, ferait croire que, dans cette direction, lé-lève aurait pu aller plus loin que son maître. Cestévidemment un ouvrage de la jeunesse deSinibaldo,exécuté vers la même époque que son tableau dudôme de Gubbio et la bannière quil peignit eni5o8, pour la confrérie des Pénitents-Blancs, im-médiatement après quil en fut devenu membre (i).Quoique ce monument de la piété du peintre nesoit aujourdhui quune ruine, il mérite dêtre cité,non-seulement à cause de linspiration qui la faitnaître, mais aussi comme une preuve de plus dela vocation spéciale de lécole Ombrienne, à la-quelle il était aussi naturel de produire des ban-nières quà lécole Vénitienne de produire des por-traits.

Cétait encore un peintre de bannières, du moinsdans sa jeunesse, ce Berto di Giovanni que nousavons déjà signalé comme le collaborateur dEu-sebio di San-Giorgio pour ce genre douvrages;mais, en vieillissant, il se jeta aussi lui dans limi-tation de plus en plus servile de Baphaël, et il neproduisit plus que des oeuvres sans caractère. Lesquatre petits tableaux conservés dans la sacristiedu couvent de Monte-Luce, à Pérouse, et ceux quise trouvent dans léglise de Sainte-Julienne , suf-fisent, à défaut de compositions plus importantes,

(1) Cette bannière est conservée dans le palais Rangbiasci, à Gub-bio. On voit, dans la même collection, une charmante Madone peinte,en 1510, daprès les inspirations Ombriennes par un certain Nardiniqui devait les avoir puisées à la même source.