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l’art chrétien.
peu ses scrupules se sont calmés, et qu’il a fini parse lancer, lui aussi, dans la voie du progrès, à lasuite de son condisciple Raphaël. Cette intentionest visible dans une de ses Sybilles, et peut-êtreaussi dans la fresque si gracieuse où il a représentéla naissance de saint Jean-Baptiste. Malheureuse-ment, il se dégoûta de ce travail, qu’il continuasans verve, et pour l’achèvement duquel il se fitharceler par les magistrats. Il lui tardait sans doutede s’émanciper de cette espèce de tutelle qui duraitdepuis trois ans (i5i5-i5i8), et je regarde commeun des fruits probables de cette émancipation letableau de l’église de Saint-Thomas, dont le style estplus large et dont la manière et les types trahissentun impuissant effort pour imiter Fra Bartolommeo.Ce fut encore pis quand l’artiste, dans ses vieuxjours (i54o), exécuta la peinture à fresque qu’onvoit encore dans l’église de Saint-Martin, à Verzaro.On peut dire que sa décadence avait alors atteintson dernier terme.
Sinibaldo Ibi, sorti également de l’école de Pé-rugin, ne chercha pas, comme la plupart de sescondisciples, à imiter successivement les diversesmanières de Raphaël. Ce fut Pinturichio qu’il pritpour son modèle de prédilection , reproduisantassez heureusement ses types, du moins ses typesde Vierge, et prodiguant, comme lui, le bleu d’ou-tre-mer et les dorures. Une tête de jeune héros,conservée dans le couvent de Saint-Augustin, àPérouse, et marquée d’une certaine empreinte