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2 (1861)
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ÉCOLE OMBRIENNE .

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Nouveau Testament; cétaient Moïse sauvé des eauxet la Naissance du Sauveur. Jamais on ne pourra as-sez déplorer laveuglement fanatique qui fit substi-tuer, sous le pontificat de Paul III, un triste produitde la vieillesse de Michel-Ange à cette compositionqui formait, pour ainsi dire, le point central detoutes les autres, et sans laquelle ces dernières man-quent à la fois dharmonie et dunité.

Heureusement, il peignit encore deux autres fres-ques qui ont été assez bien conservées, et dans lexé-cution desquelles on dit quil fut aidé par deuxpeintres Ombriefis, quon a coutume de regardercomme ses disciples, mais dont lun, André dAssise,surnommé Vlngegno, se fit tellement admirer, quoncrut quil surpasserait de beaucoup son maître.Lautre était Pinturicchio, à qui la faveur de troispapes consécutifs procura une si longue vogue dansla ville de Rome. Un autre collaborateur, mais quinappartenait pas à lécole Ombrienne proprementdite, était dom Barthélemi, abbé de Saint-ClémentdArezzo, lun des plus célèbres miniaturistes deson temps, et, pour cela même, très-peu exercéjusqualors à traiter les sujets de grandes dimen-sions (i). Aussi sest-on obstiné à lui attribuer tout

(1) Jusquà cette époque, Dom Barthélemi navait guère peint, engrandes dimensions, que des Sgures de saint Roch pour lequel il sem-ble avoir eu une dévotion toute particulière depuis la peste d'Arezzo enU68. A son retour de Rome, devenu plus hardi, il fit, pour les égliseset pour les couvents de cette ville, une quantité de tableaux donta peine quelques-uns ont échappé au vandalisme des siècles subsé-