ÉCOLE OMBRIENNE .
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Nouveau Testament; c’étaient Moïse sauvé des eauxet la Naissance du Sauveur. Jamais on ne pourra as-sez déplorer l’aveuglement fanatique qui fit substi-tuer, sous le pontificat de Paul III, un triste produitde la vieillesse de Michel-Ange à cette compositionqui formait, pour ainsi dire, le point central detoutes les autres, et sans laquelle ces dernières man-quent à la fois d’harmonie et d’unité.
Heureusement, il peignit encore deux autres fres-ques qui ont été assez bien conservées, et dans l’exé-cution desquelles on dit qu’il fut aidé par deuxpeintres Ombriefis, qu’on a coutume de regardercomme ses disciples, mais dont l’un, André d’Assise,surnommé Vlngegno, se fit tellement admirer, qu’oncrut qu’il surpasserait de beaucoup son maître.L’autre était Pinturicchio, à qui la faveur de troispapes consécutifs procura une si longue vogue dansla ville de Rome. Un autre collaborateur, mais quin’appartenait pas à l’école Ombrienne proprementdite, était dom Barthélemi, abbé de Saint-Clémentd’Arezzo, l’un des plus célèbres miniaturistes deson temps, et, pour cela même, très-peu exercéjusqu’alors à traiter les sujets de grandes dimen-sions (i). Aussi s’est-on obstiné à lui attribuer tout
(1) Jusqu’à cette époque, Dom Barthélemi n’avait guère peint, engrandes dimensions, que des Sgures de saint Roch pour lequel il sem-ble avoir eu une dévotion toute particulière depuis la peste d'Arezzo enU68. A son retour de Rome, devenu plus hardi, il fit, pour les égliseset pour les couvents de cette ville, une quantité de tableaux donta peine quelques-uns ont échappé au vandalisme des siècles subsé-