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l’art chrétien.
lui destinait le pape Sixte 1 Y dans sa chapelle duVatican ? Ce qu’il y a de certain, c’est que, de 1482à 1488, nous ne trouvons plus aucune trace du pin-ceau de Pérugin ni dans sa patrie ni à Florence;et l’engagement pris avec les magistrats florentins,pour la décoration de leur palais, 11e fut pas plusrempli que celui qu’il contracta en novembre 1 483avec les magistrats de Pérouse pour la décorationde leur chapelle. L’indignation que leur causa sonbrusque départ, dès le mois suivant, fit qu’on luidonna un successeur pour cette tâche, laquelle de-vait lui revenir douze ans plus tard, quand il était àl’apogée de son talent et de sa gloire (1).
Nous placerons donc à la fin de l’année 1 483 sonarrivée dans la capitale du monde chrétien. Nousavons parlé ailleurs des artistes florentins qui tra-vaillèrent sous lui ; car, outre que les principauxcompartiments lui furent dévolus et que les autresne furent chargés, pour ainsi dire, que des compo-sitions accessoires, il emmenait avec lui des colla-borateurs de son choix, sur lesquels il exerça uneinfluence que nous signalerons plus tard.
La grande fresque que Pérugin peignit au-dessusde l’autel de la chapelle Sixtine, représentait l’As-somption de la Vierge; à droite et à gauche, il yenavait deux de moindres dimensions, dont les sujetscorrélatifs se rapportaient l’un à l’Ancien, l’autre au
(1) Il s’agissait de peindre un tableau pour l’autel. L’artiste obscur(Santi d’Apollonio) désigné par les magistrats se contenta de peindreleurs portraits.