ÉCOLE OMBRIENNE.
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nous avons déjà cité, amitié qui dut s’étendre à Lo-renzo di Credi, l’élève cliéri du maître, et peut-êtreaussi à Botticelii, le seul que Léonard, dans ses écrits,ait honoré du titre d’ami.
Les progrès de Pérugin avaient été en raison deses dispositions naturelles et de son ardeur qui, selonVasari, était infatigable; mais surtout en raison dela valeur des artistes qui la stimulaient et la diri-geaient. Tout en conservant la fraîcheur et la naïvetéde ses premiers essais, il avait corrigé les défautsqu'il avait apportés de l’Ombrie. Son coloris avaitplus de vigueur et son dessin plus de précision ; ilvenait de traiter des sujets qui, grâce à leur étendue,lui avaient appris ce que pouvaient, dans les créationsde ce genre, la grandeur et la simplicité de l’ordon-nance. Enfin il avait appris de Verocchio et deLéonard un procédé nouveau qui consistait à seservir de modelés en terre ou en cire pour combinerla distribution des ombres et des lumières de manièreà donner aux figures peintes sur une surface plane,le plus de relief possible. Or, de toutes les importa-tions qu’il pouvait faire dans l’école Ombrienne,c’était la plus désirable.
Nous avons dit plus haut qu’à la fin de 1482 ilfut chargé de peindre la façade du palais de laSeigneurie ; c’était quelques mois avant le départde Léonard de Vinci pour Milan. L’éloignement d’unami si cher le fit-il renoncer à un travail qui lui ou-vrait de si brillantes perspectives; ou bien avait-ildès lors en vue la tâche bien autrement glorieuse que