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2 (1861)
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ÉCOLE OMBRIENNE.

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jusqualors du pinceau de lartiste. Lun des com-partiments présentait une très-belle perspective,tracée daprès les études faites, soit sur Masaccio,soit sur Piero délia Francesca qui avait travaillé àPérouse en 1468, quand Pérugin était dâge à de-venir son élève ou son imitateur (1).

Vasari, qui avait vu ces fresques avant la catas-trophe qui les fit disparaître, en parle avec unefranche admiration; mais pour les tableaux à lhuileque Pérugin peignit pour le même couvent, il trouvequils laissaient beaucoup à désirer, sous le rapportde lexécution technique, et il attribue cette imper-fection à la nouveauté des procédés qui commen-çaient à peine à recevoir leur application (2). Voilàcomment il explique létat de délabrement cestrois tableaux se trouvaient déjà de son temps ( 3 ),et que des retouches postérieures ont encore aggravé.Celui qui représente la Madeleine au pied du cru-cifix, avec quatre Saints particulièrement voués à lavie contemplative (4), semble offrir les caractèresdun premier essai dans une voie nouvelle ou sur unthéâtre nouveau. Ce fut peut-être son début à Flo-

(1) Vasari dit que cette perspective fut très-admirée, E méritamente, perché ne faceva Pietro professione particolare. Pérugin avaitpu voir et avait probablement étudié dans léglise des religieuses deSaint-Antoine, à Pérouse, un tableau de Piero délia Francesca il yavait un ange en raccourci qui passait pour le chef-dœuvre de laperspective.

("2) Perché appunfo nei tempi suoi si cominciô a colorar bene a olio.

(3) Queste tre tavole hanno patito assai, e sono per tutto, neyli scurie dove sono lombre, crepate.

(fi Ce ta bleau se trouve encore aujourdhui dans léglise délia Calza .