ÉCOLE OMBRIENNE.
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jusqu’alors du pinceau de l’artiste. L’un des com-partiments présentait une très-belle perspective,tracée d’après les études faites, soit sur Masaccio,soit sur Piero délia Francesca qui avait travaillé àPérouse en 1468, quand Pérugin était d’âge à de-venir son élève ou son imitateur (1).
Vasari, qui avait vu ces fresques avant la catas-trophe qui les fit disparaître, en parle avec unefranche admiration; mais pour les tableaux à l’huileque Pérugin peignit pour le même couvent, il trouvequ’ils laissaient beaucoup à désirer, sous le rapportde l’exécution technique, et il attribue cette imper-fection à la nouveauté des procédés qui commen-çaient à peine à recevoir leur application (2). Voilàcomment il explique l’état de délabrement où cestrois tableaux se trouvaient déjà de son temps ( 3 ),et que des retouches postérieures ont encore aggravé.Celui qui représente la Madeleine au pied du cru-cifix, avec quatre Saints particulièrement voués à lavie contemplative (4), semble offrir les caractèresd’un premier essai dans une voie nouvelle ou sur unthéâtre nouveau. Ce fut peut-être son début à Flo-
(1) Vasari dit que cette perspective fut très-admirée, E méritamente, perché ne faceva Pietro professione particolare. Pérugin avaitpu voir et avait probablement étudié dans l’église des religieuses deSaint-Antoine, à Pérouse, un tableau de Piero délia Francesca où il yavait un ange en raccourci qui passait pour le chef-d’œuvre de laperspective.
("2) Perché appunfo nei tempi suoi si cominciô a colorar bene a olio.
(3) Queste tre tavole hanno patito assai, e sono per tutto, neyli scurie dove sono l’ombre, crepate.
(fi Ce ta bleau se trouve encore aujourd’hui dans l’église délia Calza .