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2 (1861)
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lart chrétien.

établie à Florence, pour quon le chargeât de peindrela façade du palais de la Seigneurie (1), dans letemps lécole de Lippi et dAndré Yerocchio four-nissait. des artistes si dignes de remplir cette tâchepatriotique. Il avait donc conquérir, par destravaux antérieurs, lestime et même ladmiration deses nouveaux patrons, et ces travaux ne pouvaientêtre que ceux exécutés par lui pour les frères-suates (2), et qui furent pour la plupart enveloppésdans la ruine de léglise et du couvent, à lépoquedu siège de Florence, en 162g. Outre les tableauxdautel, qui ont heureusement échappé à la destruc-tion, il y avait, sur les murs des deux cloîtres, degrandes peintures à fresque lartiste, sans com-promettre en rien ses inspirations Ombriennes, avaitmontré les progrès quil venait de faire dans unedirection nouvelle, sous les auspices dAndré Veroc-cliio dont on voyait le portrait dans la principalecomposition qui représentait lAdoration des Mages.On aurait dit quil voulait se dédommager de les-pèce dinterdiction dont cette branche de lart sem-blait être frappée à Pérouse ; car il mit dans toutesces fresques autant de portraits quelles en pouvaientcontenir, sans offusquer le sujet principal. On admi-rait, par-dessus tout, la tète du Prieur, et lon disaitque cétait louvrage le plus parfait qui fût sorti

(I) Gaye, vol. I, p. 558. Cette peinture ne fut point exécutée.

(2) Lordre des Pauvres du Christ, appelés plus tard les Gésuates deSaint-Jérôme par Alexandre VI, fut fondé en 1360 par le D. Giov.Colombini, noble Siennois, et supprimé en 1GC8 par le pape Clément IX.