ÉCOLE OMBRIENNE.
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Les grands succès qu’il ne tarda pas à obtenir àRome et à Florence, n’affaiblirent point en lui legoût de ces compositions pieuses et populaires, etl’amour avec lequel il les reprenait, après des inter-ruptions assez longues, se confondait en lui avecl’amour même de la patrie. Toujours fidèle aux tra-ditions de l’Ombrie, il n’y introduisit point destypes étrangers, et sut concilier l’indépendance del’école dont il était le représentant, avec l’influencelégitime qu’exercèrent sur lui ses maîtres et ses con-disciples Florentins.
L’époque des divers séjours qu’il fit dans la capi-tale de la Toscane, n’est pas facile à déterminer, àcause des omissions, des transpositions et de la con-fusion inextricable qui se trouvent dans le récit deVasari. Ce qu’il y a de certain, c’est que, dès l’année1482, la réputation dePérugin était déjà assez bien