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2 (1861)
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ÉCOLE OMBRIENNE.

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toyens, et il étalait subitement à leurs regards desimages resplendissantes de grâce et de gloire, pourle seul plaisir dajouter aux pompes du culte dansles grandes solennités religieuses. Jamais on ne vità Pérouse de procession aussi brillante que cellefigurèrent pour la première fois les quatorze ban-nières quil avait peintes pour familiariser de plusen plus son imagination avec les sujets mystiques;mais elles y figuraient à titre de prêt, et non pas àtitre de don, car il les gardait comme un palla-dium, et elles décoraient encore sa demeure en 1007,quand les habitants de Panicale vinrent les lui em-prunter pour la procession du Saint-Sacrement.

Les grands succès quil ne tarda pas à obtenir àRome et à Florence, naffaiblirent point en lui legoût de ces compositions pieuses et populaires, etlamour avec lequel il les reprenait, après des inter-ruptions assez longues, se confondait en lui aveclamour même de la patrie. Toujours fidèle aux tra-ditions de lOmbrie, il ny introduisit point destypes étrangers, et sut concilier lindépendance delécole dont il était le représentant, avec linfluencelégitime quexercèrent sur lui ses maîtres et ses con-disciples Florentins.

Lépoque des divers séjours quil fit dans la capi-tale de la Toscane, nest pas facile à déterminer, àcause des omissions, des transpositions et de la con-fusion inextricable qui se trouvent dans le récit deVasari. Ce quil y a de certain, cest que, dès lannée1482, la réputation dePérugin était déjà assez bien