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ÉCOLE OMBRIENNE. 225
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On ne peut faire une réponse satisfaisante à au-cune de ces questions. Tout ce qu’on peut affirmer,c’est qu’avant i48o, Pérugin avait rompu sans re-tour avec le. Naturalisme de Buonfigli, et que, s’ilchercha dans des écoles étrangères le perfectionne-ment de la partie technique ou mathématique deson art, il conserva scrupuleusement ses types Om-briens et l’esprit qui les vivifiait.
La première œuvre de Pérugin à laquelle onpuisse assigner une date certaine, est la fresque qu’ilpeignit dans la chapelle de Cercjueto, près de Pé-rouse, en 1478 , et dont il ne reste plus aujourd’huique la figure de saint Sébastien. L’artiste travaillaitlà comme interprète de la dévotion populaire, àl’occasion d’une peste qui sévissait depuis trois ans.C’était un apprentissage sévère, mais utile, pour laproduction des œuvres mystiques. Ce fut probable-ment alors cpie la Madone miraculeuse du Dômeacquit à ses yeux une valeur esthétique que per-sonne peut-être ne lui avait donnée avant lui. Cetteimage, particulièrement vénérée par le peuple sousle nom de Madonna delle Grazie , devint, avec quel-ques modifications toujours respectueuses dans leurvariété, son type de prédilection. Tantôt il la repro-duisit avec une fidélité scrupuleuse, comme dansla fresque du couvent de Sainte-Agnès, à Pérouse;tantôt il s’en inspira pour donner un digne alimentà la piété des citoyens, soit sur les autels, soit sur
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