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2 (1861)
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lart chrétien.

inème temps son élève. Or, cette supposition mesemble mise hors de doute par le tableau que-rugin peignit, vers cette même époque, pour léglisede Santa-Maria-Nuova, et qui peut nous donner uneidée de sa première manière. Le type de la Vierge neressemble en rien à celui quil adopta un peu plustard, pas plus quà ceux de Fiorenzo ou de Nicolodi Foligno, et lon naperçoit, ni dans la figure prin-cipale ni dans les figures accessoires, aucun vestigedidéalisme. De plus, lartiste, contre sa coutume,a placé ici son propre portrait, et celui de son pèreou de son maître; cétait un usage adopté parbeaucoup dartistes, qui subissaient, souvent à leurinsu, des influences étrangères.

Quelle que soit la date que lon assigne à cetableau, il a nécessairement précéder, non-seu-lement tous ses premiers ouvrages de Florence,mais aussi ceux par lesquels il jeta les fondementsde sa popularité dans la capitale de lOmbrie; carles uns et les autres manifestent des tendancesidéales qui sépurent de plus en plus, et auxquelleslartiste restera désormais fidèle. Quelle part soncontact avec lécole Florentine eut-il à ce change-ment? Faut-il lattribuer à linfluence impérieuse dequelque nouveau maître, ou à une révélation inté-rieure qui lui fit apercevoir plus distinctement lebut idéal quil était appelé à poursuivre? Alla-t-ilrecueillir ailleurs les traditions encore vivantes despeintres mystiques, ses devanciers, ou trouva-t-ildans Pérouse même les inspirations qui devaient