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l’art chrétien.
inème temps son élève. Or, cette supposition mesemble mise hors de doute par le tableau que Pé-rugin peignit, vers cette même époque, pour l’églisede Santa-Maria-Nuova, et qui peut nous donner uneidée de sa première manière. Le type de la Vierge neressemble en rien à celui qu’il adopta un peu plustard, pas plus qu’à ceux de Fiorenzo ou de Nicolodi Foligno, et l’on n’aperçoit, ni dans la figure prin-cipale ni dans les figures accessoires, aucun vestiged’idéalisme. De plus, l’artiste, contre sa coutume,a placé ici son propre portrait, et celui de son pèreou de son maître; c’était un usage adopté parbeaucoup d’artistes, qui subissaient, souvent à leurinsu, des influences étrangères.
Quelle que soit la date que l’on assigne à cetableau, il a dû nécessairement précéder, non-seu-lement tous ses premiers ouvrages de Florence,mais aussi ceux par lesquels il jeta les fondementsde sa popularité dans la capitale de l’Ombrie; carles uns et les autres manifestent des tendancesidéales qui s’épurent de plus en plus, et auxquellesl’artiste restera désormais fidèle. Quelle part soncontact avec l’école Florentine eut-il à ce change-ment? Faut-il l’attribuer à l’influence impérieuse dequelque nouveau maître, ou à une révélation inté-rieure qui lui fit apercevoir plus distinctement lebut idéal qu’il était appelé à poursuivre? Alla-t-ilrecueillir ailleurs les traditions encore vivantes despeintres mystiques, ses devanciers, ou trouva-t-ildans Pérouse même les inspirations qui devaient