ÉCOLE OMBRIENNE.
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En attendant que nous revenions sur la plus gravede ces accusations, celle d’impiété, nous pouvonsnous livrer, sans réserve, à l’admiration toujourscroissante qu’excite en nous la marche ascendantede son génie, jusque par delà l’époque où il ac-complit sa cinquantième année. La série de sesoeuvres progressives embrasserait ainsi une périodede temps assez considérable, si celles de sa jeunesse11e manquaient pas presque absolument, même dansla ville qui fut le principal théâtre de sa gloire.Nousne savons même pas si, en quittant Città délia Pieve,sa patrie, il alla directement à Pérouse, ou s’il fitson premier apprentissage à Foligno, ou même s’ilne s’aventura pas à des excursions plus lointaines.Quoi qu’il en soit, sa première apparition authen-tique à Pérouse même, ne remonte pas au delà de1/175, quand il avait déjà près de trente ans. 11 fallaitque sa réputation d’artiste fût dès lors bien établie,puisque le collège des Décemvirs le chargea depeindre une des salles du palais public (1). Cettefaveur insigne, qui, du reste, ne paraît pas s’êtreréalisée, il la dut peut-être à l’intervention de Buon-figii, qui n’avait pas encore de rival dans la faveurpublique, et pour qui l’adjonction d’un tel colla-borateur pouvait être un grand soulagement, sur-tout si l’on admet que ce collaborateur était en
(1) Le document est cité par Rumohr, Italianische Forschungen,
vol. II, p. 336.