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2 (1861)
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lart chrétien.

importantes que le furent lécole Milanaise et lé-cole Ombrienne. On comprend encore moins quilait été si prodigue, envers Pérugin, daccusationsdéshonorantes, et que, non content de faire planersur sa vie tout entière le soupçon dimpiété, ilait poussé le dénigrement, ou plutôt lacharne-ment, jusquà le représenter comme un avare, àqui le hideux fantôme de la pauvreté faisait braverla faim, le froid, la fatigue, et même la honte (ijjcomme un vil spéculateur, qui mettait toute sonespérance dans les biens de la fortune , et qui au-rait été capable de tout pour de V argent ( 2 ).

Cette hostilité brutale contre la mémoire de Pé-rugin avait sa source dans des antipathies invé-térées qui remontaient à lépoque de son premierséjour à Florence, antipathies nourries et propagéespar les admirateurs exclusifs de Michel-Ange (3), etrenforcées plus tard par un tort irrémissible, celuide navoir pas voulu fournir son contingent deportraits au musée de Paul Jove, ce dispensateurvénal de la gloire et de la calomnie, cet historienà la fois impudent et mercenaire, dont la plu-part des princes et des artistes flattaient bassement

(I ) Non si curà mai di freddo, di famé, di fatica, ne di vergogna.Vasari, Vila di Perugino.

(2) Vasari, ibid.

(3) Il y avait eu dassez fréquentes querelles entre Michel-Ange etPérugin, qui lassigna un jour à comparaître devant le tribunal desHuit, pour avoir dit quil était Goffo nelV arte, injure pour laquellePérugin crut devoir exiger une réparalion, que du reste il nobtintpas. Id., ibid.