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mettre cette vogue hors de doute : Buonfigli rivalisade succès avec Fiorenzo pour la peinture des ban-nières (i), et il fut chargé, préférablement à toutautre, du seul travail de quelque étendue que laville de Pérouse eût jamais confié au pinceau deses artistes, je veux parler des grandes fresques dupalais public, représentant, non pas des réjouis-sances et des exploits, mais des légendes de saints,incorporées, pour ainsi dire, à l’histoire natio-nale (a).
Malheureusement, il n’y a pas un seul compar-timent qui ait échappé au vandalisme des restau-rateurs, de sorte que, pour apprécier le mérite deBuonfigli, il faut se contenter de trois ou quatretableaux plus ou moins authentiques. Celui del’église de Saint-Bernardin est tellement faible, tantpour la conception que pour le dessin de la figureprincipale, qu’on hésiterait à le lui attribuer, si lesanges si gracieux qui lui servent d encadrementne rappelaient pas un peu ceux de Benozzo Gozzoli,qu’il a souvent imités. Cette ressemblance est en-core plus frappante dans le tableau du palais Gius-tiniani, à Venise (3), le seul ouvrage de 1 artiste quiporte authentiquement sa signature. Si l’authenti-cité de celui qui est à l’académie de Pérouse était
hélit» 4 '* fb En 4, ü peignit la bannière de l’église de Saint-François et1 ^' celle de Santa-Maria-Nuova.
(2) Buonfigli mit plusieurs années à peindre les fresques du palais
juif#- public, et mourut avant de les avoir terminées.
(3) 11 s’agit du palais Giustiniani aile zattere.