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2 (1861)
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lart chrétien .

aussi bien démontrée, il ny aurait pins dincerti-tude sur la place quil convient dassigner à Buon-figli dans la série des peintres Ombriens; mais jene puis mempêcher dy reconnaître le pinceau à lalois pur et gracieux de Giovanni Boccati da Came-rino, son contemporain et peut-être aussi son rival;car, venu à Pérouse en 1444 ? avec U1)e réputationdéjà faite, il avait été presque immédiatement gra-tifié du droit de bourgeoisie, et chargé de peindrelimage de la Vierge pour la confrérie de Saint-Do-minique, tâche dont il saccpiitta mieux que nauraitpu le faire Buonfigli, dont l'imagination paraît avoirété peu familiarisée avec lidéalisme qui caractériselécole Ombrienne; car nous savons quayant étéchargé de peindre une composition dans laquelleil sagissait de représenter lAdoration des mages, ilavait mis les portraits de sa soeur, de son neveu etde son frère, pour figurer la Vierge, lEnfant-Jésuset le plus jeune des trois rois (i).

Si donc Pérugin apprit quelque chose de lui, cene fut assurément pas la partie poétique de son art,et les éloges outrés du biographe Pascoli, qui si-gnale Buonfigli à ses lecteurs comme la premièreaurore du bon goût moderne ( 2 ), prouvent seulementquil faut se défier des illusions du patriotismelocal. Pour initier le maître de Ilaphaël aux mystèresde lidéalisme, il y avait, outre les aspirations se-

(t) Guida di Pcrugia di C. Costantini, p. 65.

(2) Il primo che abbia cominciato a dure qualche lume al modernobuon gusto.