ÉCOLE OMBRIENNE.
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Gualdo C 1 47 ! )) et de Nocera, on en vient à la repous-sante production de la Bastia, près de Pérouse, onne comprend pas qu’un peintre qui possédait in-contestablement plusieurs qualités non superfi-cielles, ait pu descendre si bas. Aujourd'hui, onpeut se dispenser d’aller à la recherche de ses tra-vaux disséminés dans les villes Ombriennes, et l’onpeut se faire une idée très-exacte de la manière del’artiste, en voyant les deux tableaux récemmenttransportés dans le musée du Vatican, et représen-tant le Couronnement de la Vierge et le Crucifi-ment. Assurément, les figures principales ne sontrien moins qu’attrayantes, sous le rapport du mou-vement et des types, et l’expression de la douleurdégénère quelquefois en caricature ; mais il y a dansles compartiments latéraux des figures de saints etde saintes auxquelles il manque très-peu de chose,sous le rapport de la grâce et du sentiment, pourdonner à leur auteur le droit de figurer parmi lesprécurseurs de Pérugin.
Les artistes qui s’inspirèrent des ouvrages de FraAngelico ou de Benozzo Gozzoli, sont plus impor-tants à signaler, à cause de leur affinité plus étroiteaveclecole dont Pérugin fut le chef. C’est parmi euxqu’il faut chercher ses précurseurs immédiats et sesmaîtres ; et, puisque sur la question de son appren-tissage, on en est réduit à de simples conjectures,je crois que les mieux fondées sont celles qui attri-buent cet honneur, du moins en partie, à Fiorenzodi Lorenzo, dans lequel il est impossible de ne pas