Druckschrift 
2 (1861)
Entstehung
Seite
215
Einzelbild herunterladen
 

ÉCOLE OMBRIENNE.

215

ses précurseurs, il y en eut qui, pour lordonnanceet le choix des types, se laissèrent plus ou moinsdominer par les peintures Siennoises quils avaientsous les yeux, tandis que dautres crurent atteindreplus sûrement leur but idéal, en sinspirant .deschefs-dœuvre que leur avait laissés Fra Angelico ouBenozzo Gozzoli. Au premier de ces deux groupesappartienhent Bartolomeo di Foglio et son dis-ciple Nicole*, beaucoup plus connu epie son maître,et auteur dun bien plus grand nombre douvrages;car on ne peut guère en signaler quun seul bienauthentique de Bartolomeo, la Madone au chardon-neret, qui se trouve dans léglise de San-Salvalor,à Foligno, et qui annonce un pinceau à la fois très-suave et très-exercé (i). Ce qui caractérise celui deNicolô, cest plutôt la vigueur, et cest pour cela quilsemble avoir pris pour modèle Taddeo di Bartoio,préférablement aux autres peintres Siennois dont ilavait les ouvrages sous les yeux. On peut dire delui, comme des autres artistes Ombriens, quil najamais été mieux inspiré que quand il a peint desbannières, et celle quil peignit, en i/|66, pour la con-frérie de lAnnonciation, et qui se voit encore au-jourdhui dans léglise de Santa-Maria-Nuova àPérouse, est demeurée son meilleur ouvrage, dumoins sous le rapport de linspiration. Dans sesproductions postérieures, il semble parfois avoir

(1) On peut voir une assez bonne gravure de ce tableau dans l'His-toire de la peinture Italienne par Ilosini, vol. III, pl. 34.