ÉCOLE OMBRIENNE.
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ses précurseurs, il y en eut qui, pour l’ordonnanceet le choix des types, se laissèrent plus ou moinsdominer par les peintures Siennoises qu’ils avaientsous les yeux, tandis que d’autres crurent atteindreplus sûrement leur but idéal, en s’inspirant .deschefs-d’œuvre que leur avait laissés Fra Angelico ouBenozzo Gozzoli. Au premier de ces deux groupesappartienhent Bartolomeo di Foglio et son dis-ciple Nicole*, beaucoup plus connu epie son maître,et auteur d’un bien plus grand nombre d’ouvrages;car on ne peut guère en signaler qu’un seul bienauthentique de Bartolomeo, la Madone au chardon-neret, qui se trouve dans l’église de San-Salvalor,à Foligno, et qui annonce un pinceau à la fois très-suave et très-exercé (i). Ce qui caractérise celui deNicolô, c’est plutôt la vigueur, et c’est pour cela qu’ilsemble avoir pris pour modèle Taddeo di Bartoio,préférablement aux autres peintres Siennois dont ilavait les ouvrages sous les yeux. On peut dire delui, comme des autres artistes Ombriens, qu’il n’ajamais été mieux inspiré que quand il a peint desbannières, et celle qu’il peignit, en i/|66, pour la con-frérie de l’Annonciation, et qui se voit encore au-jourd’hui dans l’église de Santa-Maria-Nuova àPérouse, est demeurée son meilleur ouvrage, dumoins sous le rapport de l’inspiration. Dans sesproductions postérieures, il semble parfois avoir
(1) On peut voir une assez bonne gravure de ce tableau dans l'His-toire de la peinture Italienne par Ilosini, vol. III, pl. 34.