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l’art chrétien.
et ses condisciples qui puyerent tous leui tiibutn litdévotion populaire. Cette longue série de bannièresdues à des pinceaux Ombriens se clôt par deux pro-ductions qui se suivirent de très-près, et qui ontjoui d’une renommée bien inégale, savoir la fameusemadone de Saint-Sixte et le gonfalon de NicolasManni, déployé pour la première fois à Pérouse eni 52Ô, quand ce produit de l’art chrétien commen-çait à participer à la décadence commune ; mais,dans ce mouvement de décadence qui fut sans remèdepour la peinture en général , il y eut, soixante ansplus tard, une exception momentanée en faveur dela bannière ; et cette exception fut encore due auxinspirations d’un peintre Ombrien qui pénétra bienplus avant qu’aucun de ses devanciers dans certainsmystères de la foi chrétienne, particulièrement dansceux de la souffrance. Je veux parler de Baroccio,dont les chefs-d’œuvre se trouvent partagés entreUrbin et Pérouse. Ainsi le soleil de l’art chrétien,après avoir brillé pendant deux siècles sur l’Italie,allait disparaître sans retour, en dorant encore deses derniers rayons ces saintes montagnes de l’Orn-brie où il avait versé ses plus vivifiantes splen-deurs (i).
(1) L’art moderne n’est pas riche en bannières; c’est une raisonde plus pour signaler la bannière de l’immaculée Conception, qu’onvoit dans la cathédrale de Spire, et qui est l’ouvrage de M. Steinie.Je signalerai d’avance une œuvre du même genre que M. HoraceVernet doit exécuter pour l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.L’inspiration ne saurait manquer à l’auteur de la Messe au désert.