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2 (1861)
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lart chrétien.

ombrageux et fier semble avoir eu une répugnanceinvincible pour les apothéoses individuelles; et ilne paraît pas que ses magistrats, ses généraux et toutce qui composait son patriciat, aient jamais songease consoler de cette rigueur par lérection de petitsmonuments domestiques ; car, dans cette cité, àmoitié républicaine, les bustes de famille furentaussi rares quils furent communs à Florence, sousla domination des Médicis; et, malgré limmensepopularité dont jouirent, à des titres différents,Braccio Baglioni et Marguerite de Monte-Sperello,je ne crois pas que le ciseau daucun sculpteur eûtété chargé de transmettre les traits de lun ou delautre à la postérité.

Cette même absence dindividualisme se retrouvedans les œuvres de peinture, et le portrait, cettebranche de lart à laquelle les grandes et les petitesdynasties avaient donné tant de vogue au xv e siècle,semble navoir pas existé pour lécole Ombrienne.Cest à peine si lon pourrait citer deux ou trois pro-duits de ce genre dans la longue carrière de Pérugin.Il est même rare que lui ou ses devanciers se soientpermis linnocente introduction dun donataire age-nouillé dans leurs compositions religieuses. Je nedirai pas quon peut appliquer la même remarqueaux compositions historiques, en tant quelles étaientdestinées à transmettre le souvenir dévénements oudexploits contemporains ; car ce genre de représen-tation, si commun à Florence et à Venise, sembleavoir été exclu, au même titre que le portrait, du