iCOLE OMBRIENNE.
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peintres siennois, cédant à une attraction sympathi-que déjà très-prononcée, sont venus diriger et affer-mir ses premiers pas dans la carrière qu’elle doitparcourir, elle n’a pas tardé à se suffire à elle-même,tout en ne perdant pas de vue leurs traces ; et même,quand Gentile da Fabriano et Fra Àngelico da Fie-sole sont venus déployer les merveilles de leurs pin-ceaux dans le couvent de Saint-Dominique de Pé-rouse, ils ont bien pu aider au développement dugerme Ombrien et renforcer des tendances déjàexistantes; mais l’école locale est toujours restéeindépendante dans son caractère général, et inva-riable dans ses prédilections. J’ajouterai qu’elle n’apas été moins persévérante dans ses antipathies, ou,si l’on veut, dans ses dédains ; et ce côté négatifn’est pas ce qu’il y a de moins caractéristique dansson histoire.
On dirait que la conscience de sa vocation toutemystique lui a fait négliger la sculpture comme unart trop matériel dans ses moyens et trop circonscritdans ses effets. C’est à peine si on a daigné s’en ser-vir, sous la forme modeste de bas-relief, pour ladécoration des temples et des fontaines publiques;encore fut-ce presque toujours à des mains étrangèresque ces travaux subalternes furent confiés. On enpeut dire autant de la sculpture monumentale, quine fut nulle part moins encouragée qu’à Pérouse,malgré la juste admiration qu’y excitèrent les tom-beaux sculptés par Jean de Pise, et la statue érigéeà Paul II par un disciple de Donatello. Ce peuple