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L ART CHIUÎTIIiN .
contre les enivrements delà gloire, et par sa pietéchevaleresque contre les affaissements de 1a vieil-lesse. Les préoccupations de ses dernières annéesfurent un sublime témoignage qu’il rendait lui-même, sans s’en douter, à la pureté de son âme. Nonloin de la chapelle où était la Madone miraculeusedont nous avons parlé, il en avait fait bâtir uneautre, appelée la chapelle du Crucifix, où il allaitméditer dans ses heures les plus sérieuses, et cesdeux édifices, devenus, à son âge, comme les vesti-bules de son tombeau, il voulait les réunir dansune même enceinte, avec les maisons et les jardinsoù il avait donné des fêtes à la fois si joyeuses etsi innocentes à sa chère Marguerite de Monte-Sperello.
Il fallait que le calme et la sérénité de ses vieuxjours tinssent à des causes surnaturelles, pour qu’ilsne fussent pas troublés par les calamités dont il futtémoin pendant les quatre dernières années de savie. La peste de 147^, la plus terrible entre toutescelles qui éclatèrent au xv c siècle, continua ses rava-ges, avec de rares intermittences, jusqu’en j48o;mais cette population privilégiée avait le don de sepurifier et de se retremper dans ce genre d’épreuves,et les artistes, en participant à ce mode de purifica-tion périodique, y trouvaient des inspirations quileur auraient peut-être manqué dans des temps etdans des pays plus uniformément heureux.
Aussi voyez quel essor l’école Ombrienne a prisdepuis un demi-siècle ! Si les plus purs entre les